Si près
Mi-indien, mi-marginal
J'aurais pu me perdre
Aux bords de gouffres amers
Reclus en fiévreux animal
Nous aurions pu
Ne jamais nous croiser
Nés si près
Et pourtant
Nous ignorer
Ou ne retenir qu'une image
Un mauvais présage
Subsister au sein de la fange
Tout en sachant qu'on dérange
Fidèle et sincère orphique
Sans le secours du destin
Jamais nos rêves féériques
Auraient connu un matin
Routes toujours parallèles
Aux antipodes du soleil
Elles se seraient perdues
En certitudes, en déconvenues
Nous ignorerions en ce jour
L'existence de l'Amour
Mais dorénavant
Nos sentiments
Nous portent garants
Jusqu'à la fin des temps
Les clés sont en nous
Seuls responsables, à l'abri des fous
Ni puissance aliénante
Ni chancelante voie alarmante
Heureuse sirupeuse romance
Nous libérant du faix de l'existence
Je chercherai toujours
Le mot à inventer
Il exprimerait
Sans le moindre détour
Le bonheur l'espoir la vie
Mais que les mots sont futiles
Au regard de notre île
De cet havre près du paradis
Auteur
jean-luc petit versant poéte (Eternelle Tendresse)
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vous pouvez naturellement aborder un autre sujet : Vous pouvez
écrire vos mots dans mon univers.
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